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Stérilité DéfinitionsFertilité. Capacité de concevoir, de féconder, d'être fécondé (concept d'aptitude à un instant donné). Fécondité. Capacité de concevoir, de féconder, d'être fécondé (concept de résultat au cours d'une période donnée). Stérilité primaire. Absence de grossesse après un minimum d'un an de rapports sexuels réguliers non protégés chez une femme qui n'a jamais eu de grossesse. Stérilité secondaire. Absence de grossesse après un minimum d'un an de rapports sexuels réguliers non protégés chez une femme qui a déjà eu une ou plusieurs grossesses. Infécondité. Syn. infertilité. Incapacité d'une femme à mener à bien une grossesse jusqu'au moment où l'enfant est viable, bien que la fécondation soit possible. Fécondabilité. Probabilité de fécondation au cours d'un cycle menstruel. Prévalence de la stérilité
Etiologie de la sterilité (étude OMS)
Catégories générales de stérilité (étude OMS)
Migration des spermatozoïdes, fécondation, implantation |
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| Cause de stérilité | Thérapie |
| Hypogonadisme hypogonadotrope | Gonadotrophines (hMG+hCG) Pompe Gn-RH |
| Obstructions épididymaires ou déférentielles | Anastomose par microchirurgie |
| Obstruction des canaux éjaculateurs | Endoscopie opératoire |
| Varicocèle | Traitement chirurgical |
| Prostatites, vésiculites | Antibiotiques Anti-inflammatoires |
| Stérilité immunologique | Corticoïdes |
| Troubles de l'érection | Sexothérapie |
| Éjaculation rétrograde | Sympathomimétiques Parasympatholytiques |
| Anéjaculation avec absence de spermatozoïdes dans l'urine | Sexothérapie Traitements mécaniques Parasympathomimétiques |
| Éjaculation prématurée | Sexothérapie |
| Etiologies | Possibilités thérapeutiques |
| Aménorrhées hypogonadotropes normoprolactinémiques sans imprégnation estrogénique | 1. hMG + hCG 2. Administration pulsée de GnRH |
| Syndrome des ovaires polykystiques, aménorrhées ou anovulations hypothalamiques normoprolactinémiques avec imprégnation estrogénique | 1. Citrate de clomifène 2. FSH pure + hCG 3. hMG + hCG 4. Administration pulsée de GnRH |
| Perturbations de l'ovulation hyperprolactinémiques | 1. Dopaminomimétiques |
| Insuffisance lutéale normoprolactinémique | 1. Progestatifs 2. hCG (phase lutéale) |
La procréation médicalement assistée (PMA) concerne l'ensemble des
procédés par lesquels la fusion de l'ovule et du spermatozoïde est
induite non par des relations sexuelles de l'homme et de la femme,
mais à l'aide d'une intervention médicale.
Les deux techniques de PMA actuellement les plus utilisées sont l'insémination
artificielle, et la fécondation in vitro suivie du transfert d'embryon
(FIVETE). L'insémination artificielle consiste à introduire du sperme,
par voie instrumentale, dans l'appareil génital de la femme. La FIVETE
est la fusion (fécondation) hors de l'organisme humain d'un ovule
par un spermatozoïde, suivie du transfert dans l'utérus de l'œuf
ou des œufs fécondé(s).
L'insémination artificielle avec sperme du conjoint (IAC)
L'insémination intravaginale (IIV) : Il s'agit de l'introduction de sperme au fond du vagin, à l'aide d'une seringue. C'est une méthode rarement employée, qui peut être indiquée dans certains cas d'impuissance (troubles de l'érection, éjaculation prématurée) après échec d'une sexothérapie. Cette technique peut être pratiquée par le couple lui-même à domicile (auto-insémination).
L'insémination intracervicale (IIC) : Elle consiste à déposer le
sperme au niveau exocervical ou au niveau du canal endocervical à
l'aide d'une canule; le surplus peut être déposé dans une cape cervicale
qui sera retirée 6 à 8 heures plus tard. On peut utiliser la première
fraction du sperme (recueil fractionné de l'éjaculat), ou du sperme
préparé comme pour l'insémination intra-utérine. L'IIC peut être indiquée
dans les cas de test post-coïtal négatif mais avec un test positif
de pénétration spermatique in vitro dans la glaire cervicale. Les
indications possibles sont des cas d'impuissance, d'hypospadias, d'hypospermie
(diminution du volume de l'éjaculat) ou d'oligo (diminution du nombre
de spermatozoïdes)- et/ou asthénozoospermie (diminution du pourcentage
de spermatozoïdes mobiles) modérée. L'IIC doit être pratiquée 24 à
12 heures avant l'ovulation.
L'IIC peut être aussi pratiquée en cas d'autoconservation du sperme.
Il s'agit de sperme cryoconservé avant traitement stérilisant: chimiothérapie
et/ou radiothérapie pour des indications oncologiques (telles que
la maladie de Hodgkin et le cancer du testicule) ou avant stérilisation
par vasectomie. Les techniques de congélation et d'insémination sont
les mêmes que pour l'insémination artificielle avec donneur.
Les indications possibles:
La fécondation in vitro intraconjugale
Les indications : L'indication principale à la FIVETE est une stérilité tubaire incurable. La deuxième indication, qui devient de plus en plus fréquente, est la stérilité masculine provoquée par une oligo- et/ou asthéno- et/ou tératozoospermie (diminution du pourcentage de spermatozoïdes avec une forme normale), après échec d'éventuelles thérapies pharmacologiques, chirurgicales ou d'insémination artificielle, ou dans les cas où tout autre traitement est voué à l'échec. D'autres indications ont été aussi appliquées: l'endométriose, la stérilité immunologique ou celle d'origine inexpliquée. Dans ces cas la FIVETE est en général pratiquée comme traitement de dernier recours, après échec d'autres thérapies.
Le bilan du couple avant FIVETE : Les conditions préalables à la réalisation de la FIVETE sont les suivantes:La stimulation du développement folliculaire : Les premières grossesses après FIVETE ont été obtenues en cycles spontanés, c'est-à-dire sans aucun traitement hormonal. Les taux de réussite avec cette méthode sont généralement faibles, raison pour laquelle la plupart des centres utilisent actuellement la technique de stimulation ovarienne, qui a comme but l'induction du développement de plusieurs follicules avec une augmentation du nombre d'ovocytes récoltés et d'embryons disponibles pour le transfert. Dans la plupart des cas il s'agit de schémas basés sur la stimulation directe des ovaires par des gonadotrophines, suivie par l'administration de gonadotrophine chorionique pour favoriser la phase finale de la maturation folliculaire avant le recueil d'ovocytes. Plusieurs équipes associent des analogues de la Gn-RH (substances inhibitrices de la sécrétion hypophysaire en gonadotrophines) avec l'intention d'induire une meilleure synchronisation du développement folliculaire, et surtout dans le but de diminuer l'incidence de décharges spontanées de LH qui représentent un risque de réaction anormale à la stimulation et un risque d'ovulation prématurée.
La surveillance de la stimulation folliculaire : Le contrôle de la stimulation hormonale est indispensable pour établir la dose en gonadotrophines la plus adéquate pour induire une bonne maturation folliculaire, pour diagnostiquer une réaction ovarienne insuffisante ou exagérée (risque d'hyperstimulation), et pour le choix du moment opportun pour l'injection d'hCG (hormone chorionique gonadotrophique). Cette surveillance consiste principalement en deux types d'examens: l'échographie ovarienne, qui permet la détermination du nombre et du diamètre des follicules, et le dosage sanguin d'estradiol, indispensable pour évaluer la qualité de la maturation folliculaire et pour diminuer le risque d'hyperstimulation ovarienne (réponse exagérée de l'ovaire au traitement, qui se traduit par une croissance folliculaire anormale en nombre).
Le recueil d'ovocytes : La ponction des follicules ovariens est effectuée 32 à 36 heures après l'injection d'hCG. Cet intervalle permet dans la plupart des cas d'obtenir des ovocytes aptes à la fécondation et d'éviter en même temps une ovulation avant l'intervention. Pendant les premières années de la pratique de la FIVETE, la ponction ovocytaire se faisait par cœlioscopie, nécessitant toujours une anesthésie générale. Actuellement elle est effectuée dans la plupart des cas par voie transvaginale sous contrôle échographique, généralement sans anesthésie générale. Cette méthode comporte une diminution de risque de morbidité pour la patiente et, en même temps, une augmentation moyenne du nombre d'ovocytes récoltés par rapport à la technique cœlioscopique.
La fécondation in vitro (FIV) : La technique de la FIV comporte différentes procédures:Le transfert d'embryons : Dans la plupart des centres, le transfert embryonnaire dans la cavité utérine est pratiqué 2 jours après la ponction ovocytaire, avec des oeufs fécondés et divisés au stade de 2 à 8 cellules. Certaines méthodes de culture d'embryons permettent actuellement leur survie in vitro jusqu'au stade de blastocystes, avec un transfert, dans ces cas, au jour 5 ou 6 après l'insémination. Le transfert est effectué à l'aide d'un cathéter, contenant le ou les embryons dans le milieu de culture, par voie transcervicale dans la cavité utérine, à 1 cm du fond. Le nombre d'embryons transférés est généralement de 3 au maximum, afin de réduire le risque de grossesses multiples, en particulier celles de rang élevé.
La cryoconservation d'embryons : La congélation des embryons surnuméraires permet d'augmenter les chances de grossesse en diminuant en même temps l'incidence des grossesses multiples. En effet, si l'on dispose de plus d'embryons qu'il n'en faut pour le transfert, on peut les conserver en vue d'un transfert dans un cycle ultérieur, en cas d'échec du premier traitement. La méthode consiste à congeler les œufs fécondés dans l'azote liquide à l'aide de substances cryoprotectrices. La cryoconservation se fait actuellement dans la plupart des centres aux stades précoces de développement embryonnaire (2 jours après l'insémination in vitro, au stade de 2 à 8 cellules). Dans certains centres, la congélation a lieu plus tôt, au stade deux pronuclei; dans d'autres centres elle est pratiquée plus tardivement, au stade de blastocyste. Les embryons conservés sont transférés dans la cavité utérine après décongélation, généralement au cours d'un cycle spontané.
La fécondation assistée
La fécondation assistée concerne l'ensemble des méthodes de micromanipulation des gamètes visant à faciliter la pénétration des spermatozoïdes dans l'ovocyte. L'indication principale est une stérilité masculine provoquée par une diminution très importante du nombre de spermatozoïdes mobiles. Actuellement la technique la plus utilisée est la micro-injection intracytoplasmique (ICSI) : il s'agit de l'injection d'un seul spermatozoïde directement dans le cytoplasme de l'ovocyte.
Voir aussi: Fécondation in vitro et ICSI, Images FIV.
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Edité par Aldo Campana,